Mécanique du cadran

Vérification spasmodique méthodique du moteur de la société facilitée

mardi, février 15, 2005

erreur à la deux fois rien compris

Les erreurs, que sont elles ?
Toujours de retour, même dans les détours.
Tout le temps à s'excuser,
Pourtant ne fait qu'empirer,
Les erreurs.
Celle-ci m'a coûté la chance de ma vie.
Celle-la va écourté l'envie d'une chance.
Celle qui sera, ce sera quoi ?
Pas celle qui a déjà servit ton cas,
Cervelle de quoi tu serais sinon ?

mardi, février 01, 2005

Je me fais matter comme un matou sans atout

J'infuse du thé vert dans l'eau bouillante. Les feuilles tourbillonnent et tombent au fond du verre. Devant moi, une écolière. Elle ne miaule pas, la chatonne, elle ronronne. J'en suis flatté, l'eau prend la couleur du thé. Pourquoi nous nous dirigeons vers quoi ? Le temp s'arrète, il n'y a plus de mouvement dans mon verre. D'habitude, j'aurais cherché quelque chose à dire ou à fuire. Mais elle me regarde et me met en garde. Si je n'étais pas un chatton de gouttière dégouttant, sentimentalement parlant, j'oserais surement lui demander si le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Mais il est trop tard, hier encore, j'ai agis comme un taré au carré. Alors je me tais. Je suis mal dressé, je le sais, mais jamais elle ne m'en a parru hérissé. Le thé vert, finalement infusé, refroidi lentement.
Elle me demande: "pourquoi moi ?"
Je donne ma langue au chat.
Elle me commande: "s'il te plait, tu n'es qu'un minet"
Je bois mon thé glacé. On se reverra pour un autre verre. Nous avons d'autre chats à fouetter.



samedi, janvier 29, 2005

Un demi mois

Semaine un


Lundi le naufrager, celui qui n'est pas l'autre (cet autre qui dort, touché-coulé, mort sous l'eau), regarde le paysage d'un air éparpillé aux quatres vents. Il ne se passionne que pour la curiosité. Il n'est qu'un explorateur, sans désir de rebrousser voiles, sans attache aux ports où il accoste. Et le temp, grave dans sa main, les lignes de son destin.
Aujourd'hui, le jour du mardi gras, durant la semaine des quatres jeudi, il rencontre Mercredi. Comme il s'en fou, car elle est folle, mais qu'elle est belle, à la tombé du soir, lorsqu'il fait trop noir pour voir l'horizon. Dans le creu de son oreille, elle lui souffle que Vendredi est en vie. Il est sur une île déserte, il est au combat. Survivant surement contre des hordes de cannibales qui veulent dévorer son âme. Resistant résolument aux sorcières malsaines qui ensorcèlent son corp.
Le naufrager se doit de lever les voiles, pour trouver Vendredi. Le voyage durera toute la fin de semaine.


Semaine deux


Lundi le naufrager s'échoue sur les rives d'un endroit paradisiaque. Végétation aux milles apparances et faune aux cent-milles vies sont le coeur de cette île. La tête, c'est, comme Mercredi lui avait dit, les cannibales et les sorcières aux millions de vices. Lundi le naufrager n'a que quelques jours pour trouver Vendredi.
Au levé du premier soleil, encore fatigué du mardi gras et de son voyage de la fin de semaine, il se repose. Lorsque rayonne le deuxième, il sort de l'eau. Sur le sable chaud il commence à laisser les empreintes de son parcour. La plage derrière lui, arrivé aux abord de ce qui lui semble être la civilisation, il construit entre les arbres, une cabane. Lundi est arrivé à la moitié de son temp, il pense à Mercredi. Durant cette troisième journée, il chasse et ceuille pour se nourrir et prendre des forces. La quatrième journée sera longue... quatre fois plus longue.
Le matin de ce périlleux jeudi, il pleut. Les larmes du ciel tombent sur le feuillage et résonnent tel des tambours de guerre. C'est l'être sauvage, soudainement appeuré par le rivage qui est loin derrière. Les traces de pas sur le sol se déforment sous la pluie. Il souffre, mais, continue de s'engouffrer entre les racines, jusqu'au centre de l'île. Son seul combat: se rendre jusqu'à Vendredi.



jeudi, janvier 06, 2005

Parabolingus

De n'être rien on ne peu que grandir.


La vie est une mission suicidaire, personne ne s'en sort vivant.


T'as tu un ami dont j'aurais vaguement entendu parler ?


Leçon de ménage

Ding Dong !

Vous étiez entrain de vous nettoyez sous la douche, de vider votre couche et de ne pas trop trouver les baisers lépreux louches lorsque, Mr.Net, coco rasé et odeur de citronnelle, muscle tendu sous son sous-vêtements blanc non souillé, cogne à votre porte. Au travers de votre fenêtre, il vous balaie du regard. Une étincelle de gloire pétille dans le miroitant de sa pupille. Du moment que vous ouvrez la porte de votre palais, il se retourne, son sourire scintille, il glisse lentement le doigt sur le bord de votre sonnette et vous dis: "Ma chère bonne, veuillez ramasser votre savonnette, sinon quelqu’un pourrait, par mégarde, glisser et tomber à la renverse, amerrir sur ses fesses et en avoir mal jusqu'aux reins".

Vous vous penchez jusqu'au plancher et mettez la main sur le pain de savon. Mr.Net vous reluque cupidement du haut de sa position et vous chuchote: "Vous semblez mal à l'aise, mettez-vous donc à votre aise sur cette chaise." Vous êtes choqué et tu dis "Cessez de me vouvoyer, tu m'en vois très inconfortable."

Et par caprice, tu t'étales sur la table tout en donnant un coup de pied au siège à dossier sur lequel il soulevait. Qu'il te voulait à plat ventre. Descendant de son piédestal, le luisant géant se faisant un peu de soucis, relève un sourcil rasé et empoigne ton coussin de chaise, le dépoussière, le pose par terre, ose s'y asseoir, et s'exclame: "Ta demeure est propre et l'odeur en est agréable, pourtant, tu ne sembles jamais satisfaite de mon produit."

Tu sursautes et sans trop penser, tu relances: "Si vous frottez vous-même la crasse, ça laisserais place à plus de plaisir." Sans te ressaisir, tu continues: "J’aime bien caresser ma propriété tout en regardant votre dessin sur le flanc du flacon de savon liquide en espérant que jamais il ne se vide. Mais je jouirais de vous y voir faire le ménage pour moi ! Émoi illusoire !

Tu déchires l'étiquette de Mr.Net. Le début de la fin ? Nous n'en savons rien...