Mécanique du cadran

Vérification spasmodique méthodique du moteur de la société facilitée

samedi, janvier 29, 2005

Un demi mois

Semaine un


Lundi le naufrager, celui qui n'est pas l'autre (cet autre qui dort, touché-coulé, mort sous l'eau), regarde le paysage d'un air éparpillé aux quatres vents. Il ne se passionne que pour la curiosité. Il n'est qu'un explorateur, sans désir de rebrousser voiles, sans attache aux ports où il accoste. Et le temp, grave dans sa main, les lignes de son destin.
Aujourd'hui, le jour du mardi gras, durant la semaine des quatres jeudi, il rencontre Mercredi. Comme il s'en fou, car elle est folle, mais qu'elle est belle, à la tombé du soir, lorsqu'il fait trop noir pour voir l'horizon. Dans le creu de son oreille, elle lui souffle que Vendredi est en vie. Il est sur une île déserte, il est au combat. Survivant surement contre des hordes de cannibales qui veulent dévorer son âme. Resistant résolument aux sorcières malsaines qui ensorcèlent son corp.
Le naufrager se doit de lever les voiles, pour trouver Vendredi. Le voyage durera toute la fin de semaine.


Semaine deux


Lundi le naufrager s'échoue sur les rives d'un endroit paradisiaque. Végétation aux milles apparances et faune aux cent-milles vies sont le coeur de cette île. La tête, c'est, comme Mercredi lui avait dit, les cannibales et les sorcières aux millions de vices. Lundi le naufrager n'a que quelques jours pour trouver Vendredi.
Au levé du premier soleil, encore fatigué du mardi gras et de son voyage de la fin de semaine, il se repose. Lorsque rayonne le deuxième, il sort de l'eau. Sur le sable chaud il commence à laisser les empreintes de son parcour. La plage derrière lui, arrivé aux abord de ce qui lui semble être la civilisation, il construit entre les arbres, une cabane. Lundi est arrivé à la moitié de son temp, il pense à Mercredi. Durant cette troisième journée, il chasse et ceuille pour se nourrir et prendre des forces. La quatrième journée sera longue... quatre fois plus longue.
Le matin de ce périlleux jeudi, il pleut. Les larmes du ciel tombent sur le feuillage et résonnent tel des tambours de guerre. C'est l'être sauvage, soudainement appeuré par le rivage qui est loin derrière. Les traces de pas sur le sol se déforment sous la pluie. Il souffre, mais, continue de s'engouffrer entre les racines, jusqu'au centre de l'île. Son seul combat: se rendre jusqu'à Vendredi.



2 Deals:

  • 29 janvier 2005 à 23 h 44, Blogger sébastien a dealé…

    Socialement parlant, vendredi est signe de victoire. Humainement parlant, il est signe de conclusion.
    Garagement parlant, il est signe de métaphore.

    Et essais pas de me dire que non.

    Méchant texte. Je voudrais en voir plus souvent des comme ça.

     
  • 30 janvier 2005 à 06 h 31, Blogger Mathieu a dealé…

    bien vu.

     

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